EMPIRE SYSTÉRIN 

« Égaux dans l’Unicité, Glorieux dans le Chrisme »

Credo de l’Unicité.


L’Empire Systérin était le plus vaste état du continent Delnerar, réunissant sous sa bannière une multitude de cultures et d’ethnies dont le seul point commun est l’Unicité, la religion impériale. Son dogme est simple : celui qui soutient l’Empire peut en devenir citoyen et accéder au paradis céleste créé par Systérin, le premier empereur. Autrefois l’Empire avait soumis la plupart des nations du continent à sa puissance. Le nom de Systérin était sur toutes les lèvres, son emblème sur toutes les côtes. 

Puis vint la Catastrophe. 

 

Une guerre civile sans précédent ébranla le dogme de l’Unicité et failli consumer l’Empire tout entier. Pourtant, ce ne fut qu’une fois le feu du conflit éteint qu’apparut la véritable épreuve : l’oubli. Une perte de mémoire frappa les habitants de l’Empire telle une épidémie, laissant derrière elle une population sans identité ni souvenir : le Stigmate impérial était né.

C’est ainsi que les Pédagogues et les Censeurs virent le jour : les premiers choisissent la tâche qu’occupera chaque futur citoyen dans l’Empire, les seconds la personne avec laquelle chaque Systérin partagera sa vie. 
 

L’Empire est une grande mosaïque et ses citoyens en sont les morceaux : c’est à l’âge de sept ans, au moment où le stigmate commence à se manifester, que l’on remet à chaque citoyen son fragment de tesselle, le médaillon représentant sa place dans la société. Aller à l’encontre de la décision des Pédagogues et Censeurs, choisir sa destiné, revient à prendre le risque de perdre la mémoire. Le prix de la liberté . 

De nos jours les citoyens impériaux ont fait de leur Stigmate une fierté, allant jusqu’à mépriser les cultures n’exerçant pas un tel contrôle sur leur peuple. Pour les enfants de Systérin, il est temps que l’Empire retrouve sa place : celle de la plus grande nation de Delnataar, la lumière capable d’unir les peuples sous une même bannière.


Stigmate Systérin : Orphelin de l’Unicité


Chaque citoyen Systérins est un fragment de l’Unicité, une pièce de la grande mosaïque qu’est l’Empire. Les pédagogues leur donne un rôle, un emplacement à remplir dans la grande fresque. Ceux qui ne le respectent pas, par ambition ou rébellion, brise l’harmonie de l’Unicité et le paye de leur mémoire. Ces coquilles humaines aux tesselles noircies sont prisonnières du choix des pédagogues : sans mémoire, ils se définissent par leur occupation et porte son nom (« Boucher », « Soldat » … ). Sans espoir d’accéder au paradis de l’Unicité, ces malheureux restent au service de l’Empire jusqu’à leur mort en poste, silencieuse et oublié de tous.
 

Interdits


Les Systérins se doivent de respecter le destin qu’il leur a été assigné et garder foi dans le culte l’Unicité pour ne pas être rejeté du paradis créer par le premier Empereur. 
  • Aller à l’encontre du Culte de l’Unicité
  • Ne pas respecter le dessein de la tesselle
  • Mettre en péril l’Empire

Endormir la dissonance

 
Les Systérins sont connus pour biaiser leurs jugements à l’avantage de l’Empire, que ce soit par patriotisme ou pour tenter d’apaiser leur stigmate.
  • Mener à bien une action pour l’Empire
  • Obtenir un levier sur un individu de plus important

RÉPUBLIQUE VÉNÉATOR 

« Embrasse la multitude pour devenir unique »
Devise de la République Vénéator

La République Vénéator est un petit état dont toute la population vit masquée. Célèbre pour ses marchands intrépides et ses compagnies mercenaires aux uniformes colorés, la république fut fondée par des opposants à l’hégémonie de l’Empire Systérin.
 
Adeptes du culte de la Chimère, la créature aux mille visages, les Vénéatori considèrent la réalité comme multiple et relative à la position que l’on occupe. Pour eux, chercher à définir la Vérité est absurde, il faut l’éprouver sous tous ses aspects pour avoir une chance de l’expérimenter. 
 
Les masques étaient le socle de cette idéologie : chargé du pouvoir d’un archétype, l’artefact permettait à son possesseur de changer de rôle dans la société et ainsi progresser sur la voie de la Chimère.
 
Puis vint la grande farce. 
 
Au milieu des palais en flammes on dressa de grandes tablées où les convives s’entre-dévoraient et les rues étaient occupées par d’interminables rondes enfantines, ponctuées dans leur éternité par le hurlement des malheureux dont les chevilles avaient cédé. La réalité, affamée, prélevait son dû, les Vénéatori passaient d’un rôle à l’autre sans pouvoir s’arrêter.  
 
L’organisation de la MIR, tout juste constituée, sauva la République de la folie en imposant à chacun de ses habitants de choisir et conserver un masque, un archétype pour toute leur existence. 
 
Blasphématoire pour les Vénéatori cette solution est néanmoins encore respectée : sans leur masque, ou pire, s’ils en essayent un autre, les Vénéatori ne manquent jamais de succomber aux Vérités multiples de la Chimère. 


Stigmate Vénéatori : Chimérie, la tentation de la multitude


Pour ne pas succomber à leur stigmate les Vénéatori doivent parjurer leur foi : les citoyens de la République doivent choisir un archétype, un masque, qui sera le leur toute leur existence. Cet artefact n’est pas un simple objet mais une extension de son porteur, un symbiote dont la présence est requise à chaque instant à l’exception du sommeil. Chaque archétype de masque s’accompagne de préceptes à suivre pour permettre à son porter d’endormir la dissonance si elle se manifeste. 
Ceux qui refusent un tel traitement, par idéal ou respect des commandements du culte de la Chimère, sombrent dans la démence la plus totale. 

 

Interdits

 
Les Vénéatori font tout pour préserver leurs masques et le lien qu’ils entretiennent avec eux. 
  • Ne pas porter de masque
  • Endommager son masque
  • Porter le masque d’un autre Vénéatori

Endormir la dissonance

 
La frustration générée par l’obéissance et le respect des règles de la MIR est le meilleure des remèdes face aux attaques de la folie
  • Renoncer au libre-arbitre pour agir selon les préceptes du masque.
  • Se ridiculiser ou se blesser volontairement par une action contraire aux préceptes du masque
  • Humilier ceux qui ont une réalité opposée à la sienne

CONFÉDÉRATION DU RÉADARN 

« Chasse tes rêves pour ne pas devenir la proie de tes cauchemars » 
Proverbe donné aux jeunes enfants Readarnois.

Les Réadarnois étaient des cavaliers nomades vénérant le Soleil. Pillards sans merci, ils furent vaincus et unifiés en une confédération par le premier Empereur Systérin. Les palais remplacèrent les yourtes, les universités détrônèrent les arbres sacrés.

Les siècles passèrent et le Réadarn devint une province riche et ignorante de son passé. Le cavalier s’était détourné de l’aigle solaire, l’astre du jour, désormais seul à courir dans la plaine.


Puis vint la longue nuit. 

 

Les Réadarnois étaient des cavaliers nomades vénérant le Soleil. Pillards sans merci, ils furent vaincus et unifiés en une confédération par le premier Empereur Systérin.

Les palais remplacèrent les yourtes, les universités détrônèrent les arbres sacrés. Les siècles passèrent et le Réadarn devint une province riche et ignorante de son passé.

Le cavalier s’était détourné de l’aigle solaire, l’astre du jour, désormais seul à courir dans la plaine.  

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